Nicolas Sarkozy lance sa (future) campagne à Paris 2

26Sep11

Invité ce matin à ouvrir un colloque sur l’université organisée par l’Institut Montaigne à Paris 2, le Président de la République a vanté sa loi sur l’université et dressé quelques pistes de réformes à venir, au lendemain de la nouvelle défaite électorale subie par le parti majoritaire aux sénatoriales.

« Je ne crois pas, je ne crois plus aux grandes réformes définitives et blo­quées », a expliqué M. Sarkozy, qui milite aujourd’hui « pour un sys­tème uni­ver­si­taire qui se réfor­me­rait en continu : chaque année, le gou­ver­ne­ment pour­rait pré­sen­ter un texte, pas for­cé­ment défi­ni­tif, pas forcément systémique mais un véhi­cule légis­la­tif qui per­met­trait, après consul­ta­tion avec le monde uni­ver­si­taire, de voir sur quoi on pour­rait faire bouger les choses ».

Le Président a cité en exemple la gouvernance des universités pour laquelle « on n’a pas osé aller assez loin le première fois ». Le vote des personnalités extérieures, qui n’est pas été prévu dans la loi Pécresse est  notamment « l’un des domaines où on peut réfléchir tranquillement ».

L’avenir, a également précisé le chef de l’État, « c’est que vous diversifiez vos sources de financement » à travers des programmes de recherche avec  les entreprises ou les fondations. Mais, a martelé Nicolas Sarkozy dans une phrase sibylline, « ce serait une très mau­vaise idée que toutes les uni­ver­si­tés décident d’augmenter leurs droits d’inscription. » Une pierre dans le jardin des socialistes où le question fait débat…

Dans le passé, a encore précisé M. Sarkozy, « ça a été une erreur d’augmenter les moyens des lycées qui perdaient des lycéens et de baisser ceux de l’université qui gagnait des étudiants ». « Au nom de l’égalité, ou plutôt de l’égalitarisme, nous refusions l’excellence, nous refusions la concurrence, nous refusions la compétition. Ce fut le grand mensonge d’une génération. »

Presque cinq ans, jour pour pour jour après la convention de l’UMP sur l’enseignement supérieur et la recherche qui a véritablement lancé la dernière présidentielle, le (futur) candidat Sarkozy a posé ce matin les jalons d’un nouveau programme quinquennal sur l’université. Son discours était sans doute moins fougueux qu’en 2006 mais il lui permettait de fourbir ses arguments de campagne : « Si nous réus­sis­sons à faire évoluer l’Université », a-t-il conclu, « nous aurons réussi à moder­ni­ser la France. »

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2 Responses to “Nicolas Sarkozy lance sa (future) campagne à Paris 2”

  1. 1 PR27

    Au PS, la question fait débat…. ?

    Les instances nationales du PS sont contre (sujet traité en BN il y a quelques semaines)
    Aubry était contre
    Le Déaut, représentant de Hollande pour l’ESR, a dit être contre
    Montebourg est contre
    Valls n’est pas contre, mais n’a pas trop réfléchi semble t-il

    – un rapport de petits jeunes est pour
    – un rapport de Terra Nova (« proche du PS ») est pour
    mais Olivier Ferrand m’a écrit naguère qu’il n’était pas pour

    Bref, autant la question est importante et pas évidente, autant le PS ne peut être qualifié de très divisé sur cette question.

    (précision : je suis au PS…..)

    • 2 Alain69

      Un « rapport de petits jeunes est pour » ? Quel est le rapport que vous évoquez et qui sont ces « petits jeunes » ?!!


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