Premières esquisses estivales de l’après-LRU
Ce n’est pas une révolution mais un sacré pavé dans mare. Le rapport définitif de Philippe Aghion sur “L’excellence universitaire et l’insertion professionnelle” esquisse, à partir de comparaisons étrangères, le tableau des réformes à venir. Et plus d’une fois, ses recommandations constituent plus un dépassement qu’un prolongement de la loi sur les libertés et responsabilités des universités.
Ainsi, sur la question très sensible de “l’omniprésidence”, le texte prône de mettre en place de “board of trustees” qui s’occuperaient de la gestion (et accessoirement de la nomination du président) à côté de “sénats académiques” qui représenteraient la communauté universitaire, et qui auraient en charge la politique pédagogique et scientifique.
Il recommande aussi de regrouper l’ensemble des filières du premier cycle dans des “collèges universitaires” (en y associant les formations professionnalisantes courtes, si souvent oubliées dans les derniers textes de loi).
Il réclame enfin de “poursuivre l’effort engagé” en matière de financements, en fixant un objectif de moyen terme de 2 % du PIB pour les dépenses nationales consacrées à l’enseignement supérieur.
Le think-tank de gauche, Terra Nova, a publié quant à lui une note intitulée “Faut-il abroger la loi sur l’autonomie des universités ?” qui dénonce “un projet néo-libéral et utilitariste aux antipodes de l’effet escompté par les acteurs concernés” et prône une réorientation radicale.
Publiées en plein cœur de l’été, ces propositions ont été relativement peu discutées jusqu’ici mais elles constituent la première tentative construite pour penser – déjà - l’après-LRU.
Classé dans:politique, société | Leave a Comment
Tags:Aghion, autonomie, LRU, Terra Nova

L'actualité du livre sur Facebook

A partager sur Twitter
No Responses Yet to “Premières esquisses estivales de l’après-LRU”